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RSS >  Blasphemous, Metroidvania sur Switch
elie46 #1 17/11/2021 - 16h43

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Titre : Blasphemous
Console : Switch, PS4, XBoxOne, Steam
Année de sortie : Switch le 25/02/21  PS4, XBoxOn, PC le 01/06/21
Développeur : The Game Kitchen (studio espagnole)
Editeur : Team 17. Edité également par Limited Run Games.
Genre : Aventure/action horrifique Metroidvania
Moteur : Unity


Penitent One, c'est à vous qu'incombe la lourde tache d'enquêter sur "le miracle" la foie et votre épée seront vos outils pour gravir les marches sur le chemin escarpé de la douloureuse agonie menant inexorablement vers la vérité. partagez la souffrance toujours grandissante de notre pénitent, veuillez payer pour les nombreux péchés que vous allez commettre. Le sang et la douleur ne suffiront probablement pas à vous racheter ; priez, repentez vous et payez une offrande dans ce monde de décrépitude qui oscille entre tromperies abominables et intégrisme ultrareligieux. Que la clairvoyance de votre âme puisse cacher à jamais les ténèbres de votre cœur.
Si vous l'acceptez, Blasphemous vous fera donc souffrir en tant que joueur comme souffre l'ordre du chagrin silencieux dans cet atmosphère gotico-horrifique, car le jeu est difficile et par moment la courbe de difficulté augmente brutalement. Peut-être que vous devriez culpabiliser de ne pas avoir chercher un chemin plus simple ou trouver une sainte relique qui vous aurez été bien utile. On se sent écrasé par l'ambiance malsaine qui se dégage du soft doté d'un aspect néo-retro du plus bel effet. Et on se sent impuissant devant la grandeur des représentations ecclésiastiques ou de la corruption, puisqu'ici il n'est jamais mentionné de diable ou de dieu.
Ce message a été édité par elie46 le 17/11/2021 à 16h52.
Geek de guerre
Plug & Play team de Strasbourg.
Mario #2 18/11/2021 - 08h46

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Honnêtement, j'ose le chef-d'œuvre car c'est un de mes très gros coups de cœur de l'année.

On me l'avait recommandé au vu de mon amour pour Hollow Knight, et c'était une excellente idée : je ne lui ai même pas trouvé les défauts contre lesquels on m'a mis en garde, le principal étant sa rigidité. Certes, ce n'est pas aussi fluide que HK, mais pour un jeu aux allures de titre rétro HD, il demeure très souple dans sa jouabilité, et surtout, il évite d'être "trop long" malgré une map bien tortueuse. Quant à son ambiance, sa narration (à faire absolument avec les voix espagnoles !), sa bande originale aux sonorité andalouses, c'est un délice absolu.

Si vous aimez les "metroidvania" et les esthétiques rétro, vous devez absolument faire ce jeu ! Et même sur Switch, il est en 60fps, ne rame jamais, et les loadings sont complètement acceptables de mon point de vue. Si des gens sont curieux, j'ai fait une playlist comprenant tous les replays Twitch de mon let's play complet du premier loop (pratiquement 25h de jeu) : https://www.youtube.com/playlist?list=PLylvVIiCADUT_zhHdsj50J6-9g-7etRhm
padovar #3 23/11/2021 - 08h00

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Je viens de finir ce Blasphemous hier soir. Pas à 100%, il me reste pas mal de petites zones auxquelles je n'arrive pas à accéder, il va falloir que je creuse un peu tout ça ...

Ce jeu m'a vraiment fait une très grosse impression. Comme je le disais dans un autre topic, ça faisait bien longtemps que je n'avais pas été accroché au pad comme ça. On pourrait lister tout ce que Blasphemous fait bien, du pixel art sublime aux animations hyper détaillées, de la bande-son andalouse qui colle parfaitement à l'univers aux bruitages minutieusement choisis, du doublage espagnole ô combien immersif à l'univers travaillé mais qui reste volontairement mystérieux. Je pourrais en parler longtemps, tant le soucis du détail est présent dans ce jeu. Mais Blasphemous ce n'est pas une liste d'éléments séparés, même réussis, c'est un ensemble. Et force est de constater que cet ensemble tient superbement bien la route.

Blasphemous est selon moi ce qu'aurait dû devenir Castlevania après Symphony of the Night. Ce dernier avait posé les bases de ce que serait un Metroid-like dans un univers gothique, mais la série s'était ensuite perdue dans des épisodes moins bons (je trouve) qui n'apportaient plus grand chose. Blasphemous pousse la formule plus loin, en explorant un univers dérangeant, fortement inspiré de la religion chrétienne et de ses heures les plus sombres. Et c'est ce qui fait toute son unicité, on tient là un univers qui n'a été que très rarement touché du doigt dans le jeu vidéo. Les références au christianisme sont partout, mais sans jamais vraiment dire son nom. Elles sont tellement nombreuses et variées que je sais que je suis probablement passé à côté de nombre d'entre elles. L'influence d'artistes romantiques espagnoles tels que Goya est omniprésente, et les figures bibliques se succèdent, comme par exemple le boss Ten Piedad qui est représenté dans la position du Christ mort dans les bras de la vierge, etc. Tout ce background donne au jeu une puissance évocatrice assez incroyable, car il n'a pas besoin de forcer l'imaginaire du joueur pour y implanter son univers, il va directement titiller les représentations religieuses que nous avons tous plus ou moins en nous.

Il n'est pas question ici de bien ou de mal. Le joueur n'incarne pas un héros qui va pourfendre un grand méchant. Blasphemous entretient volontairement un flou dérangeant sur les notions de bien et de mal, et l'on ne sait jamais vraiment à quoi nous en tenir (par ex. faut-il sacrifier les mourants sur les pieux ? Et la femme agonisante ? etc.). Tout le jeu tourne autour des notions de souffrance, d'obtention du pardon pour nos péchés, puisant allègrement dans le lexique du dolorisme, quitte à en exagérer un peu les traits. Avec pour but je pense, de questionner sur le sens de la foi religieuse, notamment dans ses formes les plus extrêmes.

L'autre grande force de Blasphemous, c'est son gameplay et ses mécaniques de jeu. J'ai beaucoup lu que le jeu étai dur et très austère dans son gameplay, j'ai personnellement trouvé que c'était tout le contraire. Le jeu est un peu exigeant sur certains passages, mais rien qui puisse effrayer un joueur qui a commencé sur 8 et 16 bits. L'ensemble reste relativement abordable si on fait attention de rester concentré et de ne pas foncer dans le tas. Par contre oui, dès que l'on relâche un peu la concentration, on peut vite finir Examplaris Excommunicationis. Mais l'équilibre est bien trouvé je pense. Seul regret de côté là, l'inégalité du design des boss, certains donnent du fil à retordre avec du vrai die and retry où il est indispensable d'apprendre par coeur leur patterns, quand d'autres peuvent être passés en bourrinant un peu sans faire trop attention. Dommage.
J'ai beaucoup aimé la jouabilité globale du titre. El Penitente répond bien, la palette de mouvements est conséquente et très stylée, le système d'esquive et de parade très bien pensé. On n'évite cependant pas les magies inutiles et autres objets d'inventaire que l'on n'utilisera jamais, c'est un classique dans ce genre de jeu.

Tout cet ensemble sent bon le travail méticuleux, et la volonté de ce développeur sévillan de partager un univers aux teintes locales. Blasphemous sent la passion. La passion pour le jeu vidéo des années 90, la passion pour un pan de culture et d'histoire. Je dirais la passion du bon jeu, tout simplement. Blasphemous m'a marqué et je sais que c'est un jeu dont je me souviendrais longtemps. Chef d'oeuvre.
Mario #4 24/11/2021 - 08h43

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padovar @ 23/11/2021 - 10h00 a dit:

Blasphemous est selon moi ce qu'aurait dû devenir Castlevania après Symphony of the Night. Ce dernier avait posé les bases de ce que serait un Metroid-like dans un univers gothique, mais la série s'était ensuite perdue dans des épisodes moins bons (je trouve) qui n'apportaient plus grand chose. Blasphemous pousse la formule plus loin, en explorant un univers dérangeant, fortement inspiré de la religion chrétienne et de ses heures les plus sombres. Et c'est ce qui fait toute son unicité, on tient là un univers qui n'a été que très rarement touché du doigt dans le jeu vidéo. Les références au christianisme sont partout, mais sans jamais vraiment dire son nom. Elles sont tellement nombreuses et variées que je sais que je suis probablement passé à côté de nombre d'entre elles. L'influence d'artistes romantiques espagnoles tels que Goya est omniprésente, et les figures bibliques se succèdent, comme par exemple le boss Ten Piedad qui est représenté dans la position du Christ mort dans les bras de la vierge, etc. Tout ce background donne au jeu une puissance évocatrice assez incroyable, car il n'a pas besoin de forcer l'imaginaire du joueur pour y implanter son univers, il va directement titiller les représentations religieuses que nous avons tous plus ou moins en nous.

Il n'est pas question ici de bien ou de mal. Le joueur n'incarne pas un héros qui va pourfendre un grand méchant. Blasphemous entretient volontairement un flou dérangeant sur les notions de bien et de mal, et l'on ne sait jamais vraiment à quoi nous en tenir (par ex. faut-il sacrifier les mourants sur les pieux ? Et la femme agonisante ? etc.). Tout le jeu tourne autour des notions de souffrance, d'obtention du pardon pour nos péchés, puisant allègrement dans le lexique du dolorisme, quitte à en exagérer un peu les traits. Avec pour but je pense, de questionner sur le sens de la foi religieuse, notamment dans ses formes les plus extrêmes.


J'ai envie de dire "amen", même si dans le contexte c'est un peu étrange.

J'ai beaucoup lu que le jeu étai dur et très austère dans son gameplay, j'ai personnellement trouvé que c'était tout le contraire. Le jeu est un peu exigeant sur certains passages, mais rien qui puisse effrayer un joueur qui a commencé sur 8 et 16 bits. L'ensemble reste relativement abordable si on fait attention de rester concentré et de ne pas foncer dans le tas.


Mais oui, c'est TELLEMENT ça, je comprends pas les "avertissements" comme quoi le jeu serait rigide. C'est pas Hollow Knight certes, mais c'est pas un Metroid ou Castlevania de 1986 non plus quoi. C'est même largement plus maniable que quasi tous les jeux de l'ère 16-bits.

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